Ce blog se propose de faire un panégyrique (forcément non-exhaustif) de "l'âge d'or" du cinéma pornographique français, cette "parenthèse enchantée" s'étendant du milieu des années 70 jusqu'au début des années 80, de la libération sexuelle post-68 à l'arrivée de la vidéo et du Sida. Un cinéma en 35 mm (et 20 cm...), avec poils et sans silicone, injustement "ghettoïsé" par l'inique "loi X" de 1975. « La pornographie est un art dont les artistes sont parfois incompris. » (Michel Ricaud)
samedi 11 janvier 2025
Entrez vite… (vite, je mouille !) (1979), de Jean-Pierre Bouyxou
dimanche 5 janvier 2025
Les grandes vicelardes (1978) / Bouches expertes (1978), de Claude Pierson
mercredi 4 décembre 2024
Gamine en chaleur (1979) / Remplissez-moi ! (1979), de Jean Rollin
mardi 26 novembre 2024
Perversions très intimes (1978) / Partouzes (1979), de Michel Caputo
lundi 18 novembre 2024
Stéphanie recto-verso, de Michel Barny (1978)
jeudi 24 octobre 2024
vendredi 20 septembre 2024
2 sœurs lubriques (Jouir !)
2 sœurs lubriques (ou Jouir !)
(1978)
De : Gérard Kikoïne
Avec : Morgane (Alice Moreau),
Patrice Chéron (Frédéric Aumont), Cathy Stewart (Norma, la sœur d’Alice), Hervé
Amalou (Alex, l'amour de jeunesse d’Alice), Diane Dubois (Muriel), Dominique
Aveline (Tony), Alban Ceray (Laurent, l'éditeur), Michel Tureau (le psychiatre,
rôle non hard), Joël Charvier (le photographe), John Oury et Virginie Caillat (les
mannequins), Guy Royer, Claude Janna et Jean-Louis Vattier (les partouzeurs en
voiture), Daniel Bellus (Christian, le garagiste, rôle non hard), Natalie
Perrey (Mado, la mère d'Alice et Norma, rôle non hard), Pitof (Bobby, rôle non
hard), Pierre B. Reinhard (un voyeur devant la boutique, rôle non hard).
Alice (Morgane) est mariée à Frédéric, un écrivain (Patrice Chéron). Un jour, elle est victime de cauchemars et de crises d’angoisse hallucinatoires en lien avec sa débauchée sœur défunte, Norma (Cathy Stewart)…
Tiens, un « Kiko » qui
était passé entre les mailles du filet, non réédité en DVD par Blue One… Là
j’avoue, la jaquette est « gratinée ». En même temps, il n’y a pas
tromperie sur la marchandise, c’est bien le genre d’images que vous vous
attendez à voir dans ce type de films, non ? Un Kikoïne première époque,
donc plus soucieux du développement du script que porté sur les tics de mise en
scène tape-à-l’œil un peu vains, dans la veine des Leroi, Barny et Lansac (ce
dernier signe le scénario). La vie du couple formé par Patrice Chéron (doublé
pour le hard - hors cunnilingus - comme dans Parties fines et L’infirmière) et
Morgane bascule quand celle-ci se trouve en proie à des crises d’angoisse et de
nymphomanie de plus en plus fréquentes, comme si elle devenait possédée. Chéron
va alors mener sa propre enquête pour démêler les fils de cette mystérieuse
histoire. Elle va le mener chez son « ex » Muriel (Diane Dubois), le
psychiatre, la mère et l’amour de jeunesse de Morgane ou encore un garagiste.
Il apprendra l’existence d’une sœur, Norma (Cathy Stewart). Parallèlement,
Aveline, l’amant de Dubois qui a eu vent de tout ça, va tenter de faire chanter
Chéron en photographiant Morgane, toujours sous emprise de ses pulsions, dans
des poses lascives et dénudées. Les scènes finales nous permettront de
comprendre le comportement de Morgane.
Le film baigne dans une ambiance plutôt sombre et inquiétante, parfois onirique voire flirtant avec le fantastique (la scène du magasin de vêtements où les mannequins s’animent). Le choix des musiques (psychédéliques, expérimentales, rock n’roll…), déjà entendues dans des Leroi, Barny ou Lansac, est tout à fait pertinent. Le thème des deux sœurs aux caractères antagonistes fait immédiatement écho à celui de Bourgeoise et… pute (1982), tous deux bénéficiant par ailleurs d’un « twist » final dont Kikoïne a le secret. Pour ce qui est du sexe, les deux scènes les plus hard sont à mettre au crédit de la furie Diane Dubois : pilonnage anal par Aveline (séquence figurant dans le film « making of » La vitrine du plaisir) et fellation goulue sur celui-ci, qu’elle termine le visage barbouillé de semence (!). Parmi les petits rôles, on reconnait Pitof (oui, le mec de Vidocq et Catwoman dans les années 2000), également assistant régisseur et Pierre B. Reinhard, futur réalisateur.
Une histoire, des scènes de
comédie non réduites à la portion congrue, une réalisation inventive, quelques
séquences hard fortes, voilà qui nous change des encéphalogrammes plats
d’Aubin, le saut qualitatif est évident et bienvenu, c’est le jour et la nuit.
Si tous les films X (ou beaucoup plus d’entre eux) étaient comme ça, ce genre serait
peut-être davantage pris au sérieux.
https://fr.xhamster.com/videos/classic-french-2-soeurs-lubriques-8307810
vendredi 6 septembre 2024
Cycle Patrick Aubin (5) : Orgies très spéciales / La grande enfilade
Cycle Patrick Aubin, acte 5. Points communs de ces deux sélections : sorties en 1979, présence de la regrettée Cathy Stewart, Diane Dubois et Richard Allan au casting et défilé de protagonistes sexuels. Toujours rien d’impérissable à l’horizon. Cette constance dans l’ennui et le conformisme confinerait presque au génie. La grande enfilade vaut néanmoins le coup d’œil.
Orgies très spéciales
(1979)
Avec : Cathy Stewart (Catherine), Virginie Caillat (Sylvie), Alain Malar (William), Diane Dubois (Jeanne), Dominique Aveline (« Pépito le Mexicain »), Piotr Stanislas (« Roger La Honte »), Richard Allan (« Pelléas »), Joël Charvier (Paul « Spartacus »), Carole Stresse (une invitée).
La toujours vierge Catherine (Cathy Stewart), héritant de l’appartement de sa mère pour quelques jours, veut en profiter pour s’amuser un peu. Elle invite sa copine Sylvie (Virginie Caillat) puis son petit ami William (Alain Malar). Mais elles n’obtiendront rien de ce dernier, un peu coincé et ne souhaitant pas faire l’amour à Catherine avant le mariage. Elles se rabattent alors sur un réseau téléphonique libertin et invitent certains de ses membres à venir les rejoindre. Débarquent alors un Mexicain amateur de pâtes (Dominique Aveline), un « zonard » (Piotr Stanislas), une lesbienne quadra (Diane Dubois)…
Bonne idée vite abandonnée :
la galerie de personnages atypiques, avec Dominique Aveline en Mexicain
cuisinant des pâtes qui s’avèreront dégueulasses (qu’est-ce qu’on rigole…) ou
Piotr Stanislas en loubard parigot. Puis arrive la vétérante Diane Dubois (déjà
40 balais au compteur) pour de longuettes parties saphiques avec Caillat et
Stewart. Quand vient Richard Allan, elle se fait prendre en double avec Caillat
équipée d’un gode car, bien que lesbienne, « c'est quand même pas mal, une
vraie queue »… Derniers invités, le couple formé de Joël Charvier et
l’inconnue Carole Stresse. A la fin, on apprend que la mère de Stewart
s’absentera encore quelques jours. Les filles vont donc pouvoir continuer à
s’envoyer en l’air (baillements…). Faux sperme en quelques occasions et
toujours les mêmes musiques de Bréjean (jazz en sourdine, boogie).
La grande enfilade (1979)
Avec : Diane Dubois (Monique Grévin), Richard Allan (Alain Grévin), Claudia Mehringer (Joséphine), Cathy Stewart (Elisabeth), Jacques Gatteau (David Longval), Marie-Claude Viollet (Françoise), Edwige Faillel (Gloria), Jean-Louis Vattier (Bernard), Guy Royer (Antoine).
Alain et Monique (Richard Allan et Diane Dubois), couple libertin, donnent une soirée à l'occasion de leur cinquième anniversaire de mariage.
Voila qui sent le « scénario » griffonné sur un coin de table et n’ayant pas dû occasionner trop de triturage de méninges. A mon avis, ils doivent faire un concours, genre « qui rédigera le script le plus court ? »… Tiens, pour commencer, Allan rase la chatte de Dubois. Why not ? Puis, il lui branle bien le clito jusqu’à ce qu’elle jouisse mais ils sont interrompus dans leur ouvrage par quelqu’un qui sonne à la porte. On ne respecte plus rien, de nos jours… C’est Cathy Stewart qui arrive en avance à leur fête pour se faire prêter des collants. Dubois n’en n’a pas, elle essaie d’abuser de Cathy qui se débat, se cogne et perd connaissance. Alors avec Allan, elle la ligote, la bâillonne et l’enferme dans une malle. De la serrure de celle-ci, Stewart pourra apercevoir les ébats des invités. Qui ne tardent pas à arriver. Avec, par ordre d’apparition : un couple de lesbiennes (Marie-Claude Viollet et Edwige Faillel) mais qui ne dédaignent pas la bite, un sexologue dandy (Jacques Gatteau) et Antoine (Guy Royer), ex-amants de Dubois et enfin le benêt et inhibé Bernard (Jean-Louis Vattier), accompagné de la cousine (Claudia Mehringer) de sa petite amie qui n’est autre que Cathy Stewart. Tout ce petit monde copule joyeusement même quand Gatteau, intrigué, finit par découvrir et faire sortir de sa malle notre pauvre Cathy, qui n’en tient pas rigueur à Dubois. Les joies du sexe aplanissent tous les conflits. Si ça pouvait donner des idées à notre désastreuse classe politique… Quoique, c’est peut-être ce qui se passe… Vous imaginez une partie à trois entre Marine, Emmanuel et Jean-Luc ? Cette Grande enfilade est quand même évidemment bien plus bandante que cette vision d’horreur, je vous rassure 😄.








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