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vendredi 11 octobre 2024

En vrac… (5)

Ah, le moustachu rouquin Vattier, encore un qui n’avait pas la tronche d’Alain, même Deloin…😂 Mais comme l’avait signifié Brigitte Lahaie à l’horripilant Ruquier quand celui-ci lui avait fait cette remarque, « on ne les prenait pas pour ça ». Mais davantage pour la partie de leur anatomie se situant à peu près à équidistance de leur cerveau et de leurs pieds. Et là, il semble que le gars « assurait » convenablement.

Quant à Ellen Earl, elle aussi fût active lors de la « première vague » de « l’âge d’or » du X (1974-1977).

Jean-Louis Vattier

Principaux rôles et apparitions :

Nuits suédoises (Patrick Aubin, 1977)

Les zizis en folie (Patrick Aubin, 1978)

Perversités suédoises (Patrick Aubin, 1977)

Et aussi : La dernière nuit / Shocking ! (Frédéric Lansac, 1976)Extases extra-conjugales (Frédéric Lansac, 1976), Fièvres nocturnes (Burd Tranbaree, 1978)...


Ellen Earl

Principaux rôles et apparitions :

Le sexe qui parle (Frédéric Lansac, 1975)

Exhibition (Jean-François Davy, 1975)

La fessée ou les mémoires de Monsieur Léon maître-fesseur (Burd Tranbaree, 1976)

Et aussi : Les perversions d’un couple libéré (Georges Fleury, 1976)...

vendredi 20 septembre 2024

2 sœurs lubriques (Jouir !)

 

2 sœurs lubriques (ou Jouir !) (1978)

De : Gérard Kikoïne

Avec : Morgane (Alice Moreau), Patrice Chéron (Frédéric Aumont), Cathy Stewart (Norma, la sœur d’Alice), Hervé Amalou (Alex, l'amour de jeunesse d’Alice), Diane Dubois (Muriel), Dominique Aveline (Tony), Alban Ceray (Laurent, l'éditeur), Michel Tureau (le psychiatre, rôle non hard), Joël Charvier (le photographe), John Oury et Virginie Caillat (les mannequins), Guy Royer, Claude Janna et Jean-Louis Vattier (les partouzeurs en voiture), Daniel Bellus (Christian, le garagiste, rôle non hard), Natalie Perrey (Mado, la mère d'Alice et Norma, rôle non hard), Pitof (Bobby, rôle non hard), Pierre B. Reinhard (un voyeur devant la boutique, rôle non hard).

Alice (Morgane) est mariée à Frédéric, un écrivain (Patrice Chéron). Un jour, elle est victime de cauchemars et de crises d’angoisse hallucinatoires en lien avec sa débauchée sœur défunte, Norma (Cathy Stewart)…

Tiens, un « Kiko » qui était passé entre les mailles du filet, non réédité en DVD par Blue One… Là j’avoue, la jaquette est « gratinée ». En même temps, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, c’est bien le genre d’images que vous vous attendez à voir dans ce type de films, non ? Un Kikoïne première époque, donc plus soucieux du développement du script que porté sur les tics de mise en scène tape-à-l’œil un peu vains, dans la veine des Leroi, Barny et Lansac (ce dernier signe le scénario). La vie du couple formé par Patrice Chéron (doublé pour le hard - hors cunnilingus - comme dans Parties fines et L’infirmière) et Morgane bascule quand celle-ci se trouve en proie à des crises d’angoisse et de nymphomanie de plus en plus fréquentes, comme si elle devenait possédée. Chéron va alors mener sa propre enquête pour démêler les fils de cette mystérieuse histoire. Elle va le mener chez son « ex » Muriel (Diane Dubois), le psychiatre, la mère et l’amour de jeunesse de Morgane ou encore un garagiste. Il apprendra l’existence d’une sœur, Norma (Cathy Stewart). Parallèlement, Aveline, l’amant de Dubois qui a eu vent de tout ça, va tenter de faire chanter Chéron en photographiant Morgane, toujours sous emprise de ses pulsions, dans des poses lascives et dénudées. Les scènes finales nous permettront de comprendre le comportement de Morgane.

Le film baigne dans une ambiance plutôt sombre et inquiétante, parfois onirique voire flirtant avec le fantastique (la scène du magasin de vêtements où les mannequins s’animent). Le choix des musiques (psychédéliques, expérimentales, rock n’roll…), déjà entendues dans des Leroi, Barny ou Lansac, est tout à fait pertinent. Le thème des deux sœurs aux caractères antagonistes fait immédiatement écho à celui de Bourgeoise et… pute (1982), tous deux bénéficiant par ailleurs d’un « twist » final dont Kikoïne a le secret. Pour ce qui est du sexe, les deux scènes les plus hard sont à mettre au crédit de la furie Diane Dubois : pilonnage anal par Aveline (séquence figurant dans le film « making of » La vitrine du plaisir) et fellation goulue sur celui-ci, qu’elle termine le visage barbouillé de semence (!). Parmi les petits rôles, on reconnait Pitof (oui, le mec de Vidocq et Catwoman dans les années 2000), également assistant régisseur et Pierre B. Reinhard, futur réalisateur.

Une histoire, des scènes de comédie non réduites à la portion congrue, une réalisation inventive, quelques séquences hard fortes, voilà qui nous change des encéphalogrammes plats d’Aubin, le saut qualitatif est évident et bienvenu, c’est le jour et la nuit. Si tous les films X (ou beaucoup plus d’entre eux) étaient comme ça, ce genre serait peut-être davantage pris au sérieux.


https://fr.xhamster.com/videos/classic-french-2-soeurs-lubriques-8307810

vendredi 6 septembre 2024

Cycle Patrick Aubin (5) : Orgies très spéciales / La grande enfilade

Cycle Patrick Aubin, acte 5. Points communs de ces deux sélections : sorties en 1979, présence de la regrettée Cathy Stewart, Diane Dubois et Richard Allan au casting et défilé de protagonistes sexuels. Toujours rien d’impérissable à l’horizon. Cette constance dans l’ennui et le conformisme confinerait presque au génie. La grande enfilade vaut néanmoins le coup d’œil. 


Orgies très spéciales (1979)

Avec : Cathy Stewart (Catherine), Virginie Caillat (Sylvie), Alain Malar (William), Diane Dubois (Jeanne), Dominique Aveline (« Pépito le Mexicain »), Piotr Stanislas (« Roger La Honte »), Richard Allan (« Pelléas »), Joël Charvier (Paul « Spartacus »), Carole Stresse (une invitée).

La toujours vierge Catherine (Cathy Stewart), héritant de l’appartement de sa mère pour quelques jours, veut en profiter pour s’amuser un peu. Elle invite sa copine Sylvie (Virginie Caillat) puis son petit ami William (Alain Malar). Mais elles n’obtiendront rien de ce dernier, un peu coincé et ne souhaitant pas faire l’amour à Catherine avant le mariage. Elles se rabattent alors sur un réseau téléphonique libertin et invitent certains de ses membres à venir les rejoindre. Débarquent alors un Mexicain amateur de pâtes (Dominique Aveline), un « zonard » (Piotr Stanislas), une lesbienne quadra (Diane Dubois)…

Bonne idée vite abandonnée : la galerie de personnages atypiques, avec Dominique Aveline en Mexicain cuisinant des pâtes qui s’avèreront dégueulasses (qu’est-ce qu’on rigole…) ou Piotr Stanislas en loubard parigot. Puis arrive la vétérante Diane Dubois (déjà 40 balais au compteur) pour de longuettes parties saphiques avec Caillat et Stewart. Quand vient Richard Allan, elle se fait prendre en double avec Caillat équipée d’un gode car, bien que lesbienne, « c'est quand même pas mal, une vraie queue »… Derniers invités, le couple formé de Joël Charvier et l’inconnue Carole Stresse. A la fin, on apprend que la mère de Stewart s’absentera encore quelques jours. Les filles vont donc pouvoir continuer à s’envoyer en l’air (baillements…). Faux sperme en quelques occasions et toujours les mêmes musiques de Bréjean (jazz en sourdine, boogie).

Tu t'es trompée de film, toi, pourquoi t'es pas à oilpé ?



La grande enfilade (1979)

Avec : Diane Dubois (Monique Grévin), Richard Allan (Alain Grévin), Claudia Mehringer (Joséphine), Cathy Stewart (Elisabeth), Jacques Gatteau (David Longval), Marie-Claude Viollet (Françoise), Edwige Faillel (Gloria), Jean-Louis Vattier (Bernard), Guy Royer (Antoine).

Alain et Monique (Richard Allan et Diane Dubois), couple libertin, donnent une soirée à l'occasion de leur cinquième anniversaire de mariage.

Voila qui sent le « scénario » griffonné sur un coin de table et n’ayant pas dû occasionner trop de triturage de méninges. A mon avis, ils doivent faire un concours, genre « qui rédigera le script le plus court ? »… Tiens, pour commencer, Allan rase la chatte de Dubois. Why not ? Puis, il lui branle bien le clito jusqu’à ce qu’elle jouisse mais ils sont interrompus dans leur ouvrage par quelqu’un qui sonne à la porte. On ne respecte plus rien, de nos jours… C’est Cathy Stewart qui arrive en avance à leur fête pour se faire prêter des collants. Dubois n’en n’a pas, elle essaie d’abuser de Cathy qui se débat, se cogne et perd connaissance. Alors avec Allan, elle la ligote, la bâillonne et l’enferme dans une malle. De la serrure de celle-ci, Stewart pourra apercevoir les ébats des invités. Qui ne tardent pas à arriver. Avec, par ordre d’apparition : un couple de lesbiennes (Marie-Claude Viollet et Edwige Faillel) mais qui ne dédaignent pas la bite, un sexologue dandy (Jacques Gatteau) et Antoine (Guy Royer), ex-amants de Dubois et enfin le benêt et inhibé Bernard (Jean-Louis Vattier), accompagné de la cousine (Claudia Mehringer) de sa petite amie qui n’est autre que Cathy Stewart. Tout ce petit monde copule joyeusement même quand Gatteau, intrigué, finit par découvrir et faire sortir de sa malle notre pauvre Cathy, qui n’en tient pas rigueur à Dubois. Les joies du sexe aplanissent tous les conflits. Si ça pouvait donner des idées à notre désastreuse classe politique… Quoique, c’est peut-être ce qui se passe… Vous imaginez une partie à trois entre Marine, Emmanuel et Jean-Luc ? Cette Grande enfilade est quand même évidemment bien plus bandante que cette vision d’horreur, je vous rassure 😄. 


jeudi 29 août 2024

Cycle Patrick Aubin (3) : Perversités suédoises / Jeunes danoises au pair

Me voila de retour, et avant que nous ayons un nouveau Premier Sinistre s’il vous plait (si on en a un un jour…), pour poursuivre ce cycle sur le cinéaste Jean-Claude Roy. Et, chose incroyable et absolument pas préméditée, alors que je rentre d’une semaine de vacances en Norvège, que vois-je en parcourant sa filmographie ? Perversités suédoises et Jeunes danoises au pair ! Si ce n’est pas un signe du destin, ça… Mais à vrai dire, elles pourraient être espagnoles, hongroises ou chypriotes que ça ne changerait rien à l’affaire…


Perversités suédoises (1977)

Avec : Carole Gire (Greta Garlof), Barbara Moose (Bibi Steller), Alban Ceray (Joseph, le cuistot), Florentina Fuga (Micheline, la soubrette), Jean-Louis Vattier (Gaston), Roger Trapp (Léopold, le gendarme, rôle non hard), Joëlle Le Quement et Myriam Watteau (des clientes), Charlie Schreiner (un client), Raymond Ximay (un ingénieur), Nadine Pascal (une ingénieure), Dominique Aveline (Georges Brun).

Bibi et Greta (Barbara Moose et Carole Gire), deux ravissantes Suédoises, arrivent au village de Bitembois pour prendre possession de l'auberge dont elles ont hérité. Mais l’affaire bat de l’aile. S’apprêtant à partir, elles découvrent inopinément une nappe de pétrole sur le terrain de la propriété.

Ces Perversités suédoises reprennent, ou plutôt inaugurent, le style des Zizis en folie du même réalisateur, avec son village de Bitembois, ses personnages pittoresques (le simplet chaud lapin, le gendarme couillon…) et son ambiance bon enfant. Les séquences sexuelles, dominées par le toujours vaillant Alban Ceray dans le rôle du cuistot (« Quel baiseur, quel cuisinier ! Un maître queux et une queue de maître ! » dixit Carole Gire) et très convaincantes, sont entrecoupées de gags dignes des Charlots ou de Benny Hill, sur fond de musique jazzy ou humoristique. Les doublages voix ne correspondent pas forcément au physique de certains protagonistes masculins (Aveline notamment). Le scénario (ou l’argument) est risible. Bref, tout ça ne vole pas bien haut mais le côté naturaliste, désuet et dénué de toute violence (même « acceptée ») pousse néanmoins à l’indulgence. Pour ce qui est des « curiosités », Joëlle Le Quement s’introduit quatre bougies dans l’entrejambe et Ceray soulève un poids avec son sexe. Il faut toujours faire de l’exercice pour maintenir sa forme…

Le gendarme, l'anisette... Franchouillard, isn'it ?



Jeunes danoises au pair (1984)

Avec : Carole Piérac et Marianne Aubert (les filles au pair), Alban Ceray (Gérard), Olivia Florès (Irène, la femme de Gérard), Jacky Arnal (M. Bertrand), Cathy Ménard (Bénédicte, la secrétaire de Gérard), Jean-Pierre Armand (M. Zimmermand), Christophe Clark (l'homme du bois de Boulogne).

Deux Danoises débarquées à Paris comme jeunes filles au pair (Carole Piérac et Marianne Aubert) bouleversent la vie conjugale de Gérard et de sa femme Irène (Alban Ceray et Olivia Florès). Grâce aux avenantes Scandinaves et à Bénédicte, sa nouvelle secrétaire (Cathy Ménard), Gérard parvient même à conclure une juteuse (sic) affaire avec M. Zimmermand (Jean-Pierre Armand).

Changement d’époque et de décor pour ce Jeunes danoises au pair, toujours mis en boite par Aubin et ses fidèles Pierre Robes à la photographie et Philippe Bréjean sous pseudo Gary Sandeur à la bande sonore (toujours jazzy un peu générique). Alban Ceray est à nouveau de la partie. On le retrouve en bien belle compagnie : Olivia Florès, Marianne Aubert, Cathy Ménard (elle, c’était vraiment quelque chose. Et avec des lunettes, en plus, mmm…) et Carole Piérac, que je croise ici pour la première fois dans un rôle d’importance. Les autres « queutards » de service se nomment Jean-Pierre Armand, le presque bien nommé Jacky Arnal et Christophe Clark, qui n’était alors qu’au début de sa (très) longue carrière. Les quelques notes d’humour dans les dialogues ou situations et le charme des participantes ne suffisent toutefois pas à déparer l’ambiance tristoune et grisâtre de ce métrage. Las, la « parenthèse enchantée » s’est bel et bien refermée. Aubin lui-même, sans doute harassé et ne disposant plus d’aucun budget, va confier la direction de ses dernières réalisations à un chef opérateur et un acteur reconverti. Aussi maussade qu’un temps scandinave, en somme.

Cathy forever...