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lundi 28 octobre 2024

Disco Sex, de Jean Rollin (1978)

 

Disco Sex (1978)

De : Robert Xavier (Jean Rollin)

Avec : Jean-Pierre Bouyxou (Jean-Pierre), Jean Rollin (le preneur de son), Diane Dubois, Frédérique Prétot, Agnès Lemercier, Cathy Stewart et Marie-Claude Viollet (les actrices), Thierry de Brem, Dominique Irissou, Jacques Gatteau et Alain Plumey / Cyril Val (les acteurs).


Prenez un réalisateur (Jean Rollin) et son assistant (Jean-Pierre Bouyxou), faites-leur interpréter respectivement un preneur de son et un compositeur dans un studio d’enregistrement. Adjoignez-leur une troupe de neuf « hardeurs » et « hardeuses » (quatre gars et cinq filles). Après un briefing de dix minutes où le compositeur leur explique qu’il va enregistrer le « premier disque érotique » et qu’il a donc besoin de leurs râles de jouissance, laissez « carte blanche » à ces professionnels de la fornication. Caméra à l’épaule, vous n’avez alors plus qu’à vous déplacer de couples en couples pour filmer leurs ébats. Séance lesbienne (Diane Dubois et Marie-Claude Viollet), cunni, fellation, 69, lime vaginale (levrette, andromaque, missionnaire…), sodo et double péné (la toujours partante MILF nympho Dubois), éjacs, tout y passe et rien ne manque. Cathy Stewart et Dominique Irissou, couple à la scène comme à la ville, au mode de vie « rock n’roll » et au destin tragique. Agnès Lemercier, elle est… bonne, comme d’habitude. Jacques Gatteau et Cyril Val assurent convenablement. Seule concession à l’imagination et à la surprise : à un moment, De Brem joue du piano (assis) et Lemercier, allongée sur ce même piano, tape sur les touches avec son pied. C’est fou, non ? Tout se termine dans la rigolade et par un bon repas et le disque est mis en boite, avant un générique final sous forme de « cartoon ». Je n’ai que la version italienne mais vu qu’après dix minutes, c’est de la baise non-stop en roue libre, ce n’est pas trop gênant. A l’évidence, le film n’a pas dû coûter cher et sans doute était-ce le but recherché.

Agnès Lemercier et le réalisateur Jean Rollin, aux mains baladeuses...

mercredi 9 octobre 2024

En vrac... (4)

A quoi ça me fait penser, tout ça… Ah oui… Aux images autocollantes de footballeurs Panini qu’on collectionnait et s’échangeait dans notre jeunesse, vous vous souvenez ? Cela existe toujours, d’ailleurs… Tiens, t’aurais pas Monique Carrère en double, je te donne Virginie Caillat en échange… 😁

Nadine Roussial

Principaux rôles et apparitions :

La femme objet (Frédéric Lansac, 1980)

Les après-midi d’une bourgeoise en chaleur (Patrick Aubin, 1980)

Les bas de soie noire (Burd Tranbaree, 1981)

Lingeries intimes (Patrick Aubin, 1981)

Secrétariat privé (Burd Tranbaree, 1982)

La filmographie

Marie-Claude Viollet

Principaux rôles et apparitions :

Les petites filles (Francis Leroi, 1978)

Les délices de l’adultère (Burd Tranbaree, 1979)

Couple cherche esclaves sexuels (Patrick Aubin, 1979)

La grande enfilade (Patrick Aubin, 1979)

Queue de béton (Michel Caputo, 1979)

La filmographie

Vic Samama

Principaux rôles et apparitions :

Les vices cachés d’Eva Blue (Francis Leroi, 1979)

Initiation au collège (Gérard Kikoïne, 1979)

Pensionnat de jeunes filles (Gérard Kikoïne, 1981)

Ma mère me prostitue (Francis Leroi, 1982)

La filmographie

vendredi 6 septembre 2024

Cycle Patrick Aubin (5) : Orgies très spéciales / La grande enfilade

Cycle Patrick Aubin, acte 5. Points communs de ces deux sélections : sorties en 1979, présence de la regrettée Cathy Stewart, Diane Dubois et Richard Allan au casting et défilé de protagonistes sexuels. Toujours rien d’impérissable à l’horizon. Cette constance dans l’ennui et le conformisme confinerait presque au génie. La grande enfilade vaut néanmoins le coup d’œil. 


Orgies très spéciales (1979)

Avec : Cathy Stewart (Catherine), Virginie Caillat (Sylvie), Alain Malar (William), Diane Dubois (Jeanne), Dominique Aveline (« Pépito le Mexicain »), Piotr Stanislas (« Roger La Honte »), Richard Allan (« Pelléas »), Joël Charvier (Paul « Spartacus »), Carole Stresse (une invitée).

La toujours vierge Catherine (Cathy Stewart), héritant de l’appartement de sa mère pour quelques jours, veut en profiter pour s’amuser un peu. Elle invite sa copine Sylvie (Virginie Caillat) puis son petit ami William (Alain Malar). Mais elles n’obtiendront rien de ce dernier, un peu coincé et ne souhaitant pas faire l’amour à Catherine avant le mariage. Elles se rabattent alors sur un réseau téléphonique libertin et invitent certains de ses membres à venir les rejoindre. Débarquent alors un Mexicain amateur de pâtes (Dominique Aveline), un « zonard » (Piotr Stanislas), une lesbienne quadra (Diane Dubois)…

Bonne idée vite abandonnée : la galerie de personnages atypiques, avec Dominique Aveline en Mexicain cuisinant des pâtes qui s’avèreront dégueulasses (qu’est-ce qu’on rigole…) ou Piotr Stanislas en loubard parigot. Puis arrive la vétérante Diane Dubois (déjà 40 balais au compteur) pour de longuettes parties saphiques avec Caillat et Stewart. Quand vient Richard Allan, elle se fait prendre en double avec Caillat équipée d’un gode car, bien que lesbienne, « c'est quand même pas mal, une vraie queue »… Derniers invités, le couple formé de Joël Charvier et l’inconnue Carole Stresse. A la fin, on apprend que la mère de Stewart s’absentera encore quelques jours. Les filles vont donc pouvoir continuer à s’envoyer en l’air (baillements…). Faux sperme en quelques occasions et toujours les mêmes musiques de Bréjean (jazz en sourdine, boogie).

Tu t'es trompée de film, toi, pourquoi t'es pas à oilpé ?



La grande enfilade (1979)

Avec : Diane Dubois (Monique Grévin), Richard Allan (Alain Grévin), Claudia Mehringer (Joséphine), Cathy Stewart (Elisabeth), Jacques Gatteau (David Longval), Marie-Claude Viollet (Françoise), Edwige Faillel (Gloria), Jean-Louis Vattier (Bernard), Guy Royer (Antoine).

Alain et Monique (Richard Allan et Diane Dubois), couple libertin, donnent une soirée à l'occasion de leur cinquième anniversaire de mariage.

Voila qui sent le « scénario » griffonné sur un coin de table et n’ayant pas dû occasionner trop de triturage de méninges. A mon avis, ils doivent faire un concours, genre « qui rédigera le script le plus court ? »… Tiens, pour commencer, Allan rase la chatte de Dubois. Why not ? Puis, il lui branle bien le clito jusqu’à ce qu’elle jouisse mais ils sont interrompus dans leur ouvrage par quelqu’un qui sonne à la porte. On ne respecte plus rien, de nos jours… C’est Cathy Stewart qui arrive en avance à leur fête pour se faire prêter des collants. Dubois n’en n’a pas, elle essaie d’abuser de Cathy qui se débat, se cogne et perd connaissance. Alors avec Allan, elle la ligote, la bâillonne et l’enferme dans une malle. De la serrure de celle-ci, Stewart pourra apercevoir les ébats des invités. Qui ne tardent pas à arriver. Avec, par ordre d’apparition : un couple de lesbiennes (Marie-Claude Viollet et Edwige Faillel) mais qui ne dédaignent pas la bite, un sexologue dandy (Jacques Gatteau) et Antoine (Guy Royer), ex-amants de Dubois et enfin le benêt et inhibé Bernard (Jean-Louis Vattier), accompagné de la cousine (Claudia Mehringer) de sa petite amie qui n’est autre que Cathy Stewart. Tout ce petit monde copule joyeusement même quand Gatteau, intrigué, finit par découvrir et faire sortir de sa malle notre pauvre Cathy, qui n’en tient pas rigueur à Dubois. Les joies du sexe aplanissent tous les conflits. Si ça pouvait donner des idées à notre désastreuse classe politique… Quoique, c’est peut-être ce qui se passe… Vous imaginez une partie à trois entre Marine, Emmanuel et Jean-Luc ? Cette Grande enfilade est quand même évidemment bien plus bandante que cette vision d’horreur, je vous rassure 😄. 


samedi 22 juin 2024

La maison des phantasmes / Couple cherche esclaves sexuels


Tout d’abord, échange de bon procédé : pour le cinoche rayon « X » et la gaudriole, c’est ici (entre autres) que ça s’passe. Pour tout le reste, à part peut-être (… Madame Thatcher) les péplums moldaves sous-titrés en serbo-croate des années 30 (et encore, j’suis même pas sûr…), il y CinémArt, le bien nommé, avec articles quasi quotidiens. Mais si vous êtes là, vous connaissez déjà sûrement. Pour les autres, si vous aimez le cinéma, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Poursuivons aujourd’hui avec deux nouvelles apparitions de la star incontestée (mais pas forcément incontestable) du X français de ces belles années, j’ai nommé Madame Brigitte Lahaie en personne. Cette fois, Brigitte, au sommet de sa beauté et de sa sensualité, est bien l’héroïne de ces deux métrages réalisés par respectivement Burd Tranbaree et Patrick Aubin / Jean-Claude Roy. Deux films à l’univers bourgeois avec un scénario, des dialogues et de la comédie. De quoi (re)donner un peu de crédibilité et de respectabilité au genre.

La maison des phantasmes (1979)

Avec : Richard Allan (Monsieur Matthieu), Brigitte Lahaie (Clarisse), Morgane (Marie, la soubrette), Guy Royer (Firmin, le majordome), Christel Lauris (la mère d'Émilie), Anne-Christine Bézier (Émilie), Dominique Aveline (Monsieur Morange, l’un des violeurs), Piotr Stanislas et John Oury (les deux autres violeurs), Elisabeth Buré (Denise, la femme de chambre).


La maison des phantasmes, aussi exploité sous les titres Soumission, Clarisse ou encore Je mouille pour vous (sic), est un Burd Tranbaree qui sort un peu de l’ordinaire. Visiblement investi, il s’est en effet enfin décidé à raconter une véritable histoire. Celle d’un certain « Monsieur Matthieu », riche châtelain (décidément, peu de « prolos » dans le cinéma de l’ami Burd…) ayant perdu sa virilité suite à un accident de voiture provoqué par sa femme Clarisse (Brigitte Lahaie). Un rôle de composition, donc, pour notre Richard Allan national. Depuis, il passe le plus clair de son temps à jouer du piano… à queue (vous m’en auriez voulu de ne pas la faire, celle-là…) mais pas debout, n’en déplaise à France (hop, et de deux !). Seul un nouveau choc psychologique pourrait lui faire retrouver ses capacités. Dans cette optique, il scénarise pour son épouse tout un tas de rencontres sexuelles avec des inconnus, dont elle devra lui raconter les moindres détails. Il organise par ailleurs d’autres jeux avec ses domestiques, une mère et sa fille. Alors que nombre de films du réalisateur sont une suite quasi ininterrompue de scènes de fornication sur fond de jazz-funk / jazz-rock composé par Alain Goraguer, les « hardeurs » ont ici des scènes de comédie, des personnages à interpréter et la musique est essentiellement constituée de parties de piano (un peu lassantes à la longue). On pourrait même presque dire que Tranbaree tombe dans le travers inverse. Heureusement, il se rattrape dans le dernier quart d’heure et la traditionnelle partouze finale, où guitare et flûte reprennent leurs droits et où Allan, devant le spectacle du viol de sa femme, retrouve toute sa vigueur. Les protagonistes s’effacent alors et laissent notre couple enlacé dans une semi-obscurité. Il y a également une très bonne scène au début, entre Lahaie, Aveline et Buré, filmée au ralenti et ambiancée par une musique psychédélique. La maison des phantasmes fait partie de ces quelques pornos dont la version « soft » fût rééditée par Bach Films.



Couple cherche esclaves sexuels (1979) 

Avec : Brigitte Lahaie (Barbara de Longwie), Hubert Géral (Jacques de Longwie), Alban Ceray (Firmin, le majordome), Nicole Velna (Alice, l'amie de Firmin), Marie-Claude Viollet (Mathilde, la secrétaire de Jacques), Dominique Aveline (Victor, l'ami de Firmin).


Jean-Claude Roy / Patrick Aubin aime à s’inspirer de classiques du cinéma pour l’écriture de ses scénarios (quand on n’a pas d’idée, autant piquer celles des autres, n'est-ce pas ?). Couple cherche esclaves sexuels est une variation porno du The servant (1963) de Joseph Losey. Barbara (Brigitte Lahaie) et Jacques (Hubert Géral, belles bacchantes…) forment un couple bourgeois sans histoire. Un jour, ils reçoivent le courrier d’un homme (Alban Ceray) qui se propose de devenir leur domestique. Ce n’est pas tant que le besoin s’en fasse sentir mais, ma foi, le gars a une bonne bouille alors ils l’engagent. Bon, comme le mari travaille et que sa femme passe ses journées seule à lire au bord de leur piscine, que voulûtes-vous qu’il se passasse (ça existe, ça ? Ma foi, mais avouez quand même que ça a plus de classe que « J'suis pas ta catin Djadja genre - En Catchana baby tu dead ça ») ? Ben ouais les gars, oh, on est dans un porn là, on va pas se contenter de voir le domestique faire le ménage et la bouffe, il va faire d’autres trucs. Comme se branler sous la douche ou faire venir une donzelle (la métisse Nicole Velna) pour égayer ses nuits, par exemple. A la vue de ces spectacles qu’elle espionne, Brigitte va peu à peu tomber sous l’emprise de Ceray et s’offrir à lui. Géral va découvrir l’entourloupe mais croyez-vous qu’il s’en offusqua ? Que nenni, bien au contraire ! Un soir, il les surprend et vient participer. Puis un autre, la métisse les rejoindra pour une partie à quatre. Voila de quoi pimenter la vie sexuelle du couple. Ils auront aussi des aventures avec Mathilde, la secrétaire de Jacques et Victor, un ami de Firmin. Mais un beau matin, c’est le drame : Firmin s’est barré et a laissé un courrier explicatif. En fait, il n’est pas plus domestique que vous et moi, c’est un richissime marquis passionné par le sexe qui initie des couples aux plaisirs de la chair. Pas grave, le mal (ou plutôt « le bien », en l’occurrence) est fait, le couple est épanoui, forme un ménage à trois avec Mathilde et recherche un nouveau domestique.

Belle photographie, petite musique jazzy, actrices au top. « Doubles » simulées sur Brigitte, qui n’acceptait pas « l’entrée des artistes ».



Je conseille ces films aux fans de Brigitte, ici très à son avantage et aux amateurs de pornos scénarisés, un minimum sensibles aux exigences cinématographiques.