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lundi 4 novembre 2024

Cathy Stewart (1956-1994)


Junkie dorée (*)…

Si c’est visiblement monnaie courante dans la plutôt sordide pornographie contemporaine (aux « States », en tous cas), voici à ma connaissance le seul exemple de membres de cette troupe de comédien(ne)s du X « vintage » français à avoir mal tourné, nonobstant (oui, je serai le dernier humain sur cette terre à employer ce mot…) le fait qu’en dehors des quelques « têtes d’affiche » les plus connues, nous ne savons rien ou presque de ce que sont devenus les autres (ce qu’il faut respecter si c’est leur choix). Cathy Stewart, donc, de son vrai nom Catherine Greiner, née en 1956 en Charente-Maritime, y mourra seulement 38 ans plus tard (1994) d’une overdose (et non du SIDA comme parfois évoqué par erreur). Il semble que ce fût aussi le destin de son compagnon à la ville et parfois à l’écran, Dominique Irissou. Avant ce tragique épilogue, elle fût, avec Cathy Ménard et Karine Gambier, l’une des plus célèbres (et appréciées) « hardeuses » françaises, derrière les « stars » Brigitte Lahaie et Marilyn Jess. Son look de « lolita » à la Lio et son corps parfait firent merveille. Découverte par Gérard Kikoïne alors qu’elle vendait des glaces à Saint-Tropez, elle sera ensuite très demandée et les principaux réalisateurs pornos de l’époque (« Kiko », Tranbaree, Leroi, Barny, Aubin, Payet, Lansac, Pierson…) feront appel à ses services… et ses talents. Elle obtiendra même quelques rôles dans le cinéma « traditionnel », notamment dans le thriller horrifique de Jean Rollin La nuit des traquées (avec Brigitte Lahaie, 1980). Disparue prématurément, elle aura donc, selon la formule consacrée, brûlé la chandelle par les deux bouts...

Stéphanie recto-verso (Michel Barny, 1978)

La vorace (Alan Vydra, 1981)

Les après-midi d'une bourgeoise en chaleur (Patrick Aubin, 1980)

Les petites écolières (Frédéric Lansac, 1980)

Deux sœurs vicieuses / Jouir ! (Gérard Kikoïne, 1978)


J’en profite pour glisser le topo sur son compagnon d’infortune…

Dominique Irissou

Principaux rôles et apparitions :

Disco Sex (Jean Rollin, 1978)

Call girls de luxe (Gérard Kikoïne, 1979)

Bourgeoise et… pute (Gérard Kikoïne, 1982)

Chambres d’amis très particulières (Burd Tranbaree, 1983)

Les patientes du gynécologue (Michel Jean, 1984)

La filmographie

(*) Un peu tiré par les cheveux, j'avoue... Et faut avoir la référence musicale... Indice : le Thin White Duke.

lundi 28 octobre 2024

Disco Sex, de Jean Rollin (1978)

 

Disco Sex (1978)

De : Robert Xavier (Jean Rollin)

Avec : Jean-Pierre Bouyxou (Jean-Pierre), Jean Rollin (le preneur de son), Diane Dubois, Frédérique Prétot, Agnès Lemercier, Cathy Stewart et Marie-Claude Viollet (les actrices), Thierry de Brem, Dominique Irissou, Jacques Gatteau et Alain Plumey / Cyril Val (les acteurs).


Prenez un réalisateur (Jean Rollin) et son assistant (Jean-Pierre Bouyxou), faites-leur interpréter respectivement un preneur de son et un compositeur dans un studio d’enregistrement. Adjoignez-leur une troupe de neuf « hardeurs » et « hardeuses » (quatre gars et cinq filles). Après un briefing de dix minutes où le compositeur leur explique qu’il va enregistrer le « premier disque érotique » et qu’il a donc besoin de leurs râles de jouissance, laissez « carte blanche » à ces professionnels de la fornication. Caméra à l’épaule, vous n’avez alors plus qu’à vous déplacer de couples en couples pour filmer leurs ébats. Séance lesbienne (Diane Dubois et Marie-Claude Viollet), cunni, fellation, 69, lime vaginale (levrette, andromaque, missionnaire…), sodo et double péné (la toujours partante MILF nympho Dubois), éjacs, tout y passe et rien ne manque. Cathy Stewart et Dominique Irissou, couple à la scène comme à la ville, au mode de vie « rock n’roll » et au destin tragique. Agnès Lemercier, elle est… bonne, comme d’habitude. Jacques Gatteau et Cyril Val assurent convenablement. Seule concession à l’imagination et à la surprise : à un moment, De Brem joue du piano (assis) et Lemercier, allongée sur ce même piano, tape sur les touches avec son pied. C’est fou, non ? Tout se termine dans la rigolade et par un bon repas et le disque est mis en boite, avant un générique final sous forme de « cartoon ». Je n’ai que la version italienne mais vu qu’après dix minutes, c’est de la baise non-stop en roue libre, ce n’est pas trop gênant. A l’évidence, le film n’a pas dû coûter cher et sans doute était-ce le but recherché.

Agnès Lemercier et le réalisateur Jean Rollin, aux mains baladeuses...