Ce blog se propose de faire un panégyrique (forcément non-exhaustif) de "l'âge d'or" du cinéma pornographique français, cette "parenthèse enchantée" s'étendant du milieu des années 70 jusqu'au début des années 80, de la libération sexuelle post-68 à l'arrivée de la vidéo et du Sida. Un cinéma en 35 mm (et 20 cm...), avec poils et sans silicone, injustement "ghettoïsé" par l'inique "loi X" de 1975. « La pornographie est un art dont les artistes sont parfois incompris. » (Michel Ricaud)
mercredi 4 décembre 2024
Gamine en chaleur (1979) / Remplissez-moi ! (1979), de Jean Rollin
lundi 4 novembre 2024
Cathy Stewart (1956-1994)
Junkie dorée (*)…
Si c’est visiblement monnaie courante dans la plutôt sordide pornographie contemporaine (aux « States », en tous cas), voici à ma connaissance le seul exemple de membres de cette troupe de comédien(ne)s du X « vintage » français à avoir mal tourné, nonobstant (oui, je serai le dernier humain sur cette terre à employer ce mot…) le fait qu’en dehors des quelques « têtes d’affiche » les plus connues, nous ne savons rien ou presque de ce que sont devenus les autres (ce qu’il faut respecter si c’est leur choix). Cathy Stewart, donc, de son vrai nom Catherine Greiner, née en 1956 en Charente-Maritime, y mourra seulement 38 ans plus tard (1994) d’une overdose (et non du SIDA comme parfois évoqué par erreur). Il semble que ce fût aussi le destin de son compagnon à la ville et parfois à l’écran, Dominique Irissou. Avant ce tragique épilogue, elle fût, avec Cathy Ménard et Karine Gambier, l’une des plus célèbres (et appréciées) « hardeuses » françaises, derrière les « stars » Brigitte Lahaie et Marilyn Jess. Son look de « lolita » à la Lio et son corps parfait firent merveille. Découverte par Gérard Kikoïne alors qu’elle vendait des glaces à Saint-Tropez, elle sera ensuite très demandée et les principaux réalisateurs pornos de l’époque (« Kiko », Tranbaree, Leroi, Barny, Aubin, Payet, Lansac, Pierson…) feront appel à ses services… et ses talents. Elle obtiendra même quelques rôles dans le cinéma « traditionnel », notamment dans le thriller horrifique de Jean Rollin La nuit des traquées (avec Brigitte Lahaie, 1980). Disparue prématurément, elle aura donc, selon la formule consacrée, brûlé la chandelle par les deux bouts...
J’en profite pour glisser le topo
sur son compagnon d’infortune…
Dominique Irissou
Principaux rôles et
apparitions :
Disco Sex (Jean Rollin, 1978)
Call girls de luxe (Gérard
Kikoïne, 1979)
Bourgeoise et… pute (Gérard
Kikoïne, 1982)
Chambres d’amis très
particulières (Burd Tranbaree, 1983)
Les patientes du gynécologue (Michel
Jean, 1984)
La filmographie
(*) Un peu tiré par les cheveux, j'avoue... Et faut avoir la référence musicale... Indice : le Thin White Duke.
lundi 28 octobre 2024
Disco Sex, de Jean Rollin (1978)
Disco Sex (1978)
De : Robert Xavier (Jean Rollin)
Avec : Jean-Pierre Bouyxou (Jean-Pierre),
Jean Rollin (le preneur de son), Diane Dubois, Frédérique Prétot, Agnès
Lemercier, Cathy Stewart et Marie-Claude Viollet (les actrices), Thierry de
Brem, Dominique Irissou, Jacques Gatteau et Alain Plumey / Cyril Val (les acteurs).
Prenez un réalisateur (Jean
Rollin) et son assistant (Jean-Pierre Bouyxou), faites-leur interpréter
respectivement un preneur de son et un compositeur dans un studio
d’enregistrement. Adjoignez-leur une troupe de neuf « hardeurs » et
« hardeuses » (quatre gars et cinq filles). Après un briefing de dix
minutes où le compositeur leur explique qu’il va enregistrer le « premier
disque érotique » et qu’il a donc besoin de leurs râles de jouissance,
laissez « carte blanche » à ces professionnels de la fornication.
Caméra à l’épaule, vous n’avez alors plus qu’à vous déplacer de couples en
couples pour filmer leurs ébats. Séance lesbienne (Diane Dubois et Marie-Claude
Viollet), cunni, fellation, 69, lime vaginale (levrette, andromaque,
missionnaire…), sodo et double péné (la toujours partante MILF nympho Dubois),
éjacs, tout y passe et rien ne manque. Cathy Stewart et Dominique Irissou,
couple à la scène comme à la ville, au mode de vie « rock n’roll » et
au destin tragique. Agnès Lemercier, elle est… bonne, comme d’habitude. Jacques
Gatteau et Cyril Val assurent convenablement. Seule concession à l’imagination
et à la surprise : à un moment, De Brem joue du piano (assis) et Lemercier,
allongée sur ce même piano, tape sur les touches avec son pied. C’est fou,
non ? Tout se termine dans la rigolade et par un bon repas et le disque
est mis en boite, avant un générique final sous forme de « cartoon ».
Je n’ai que la version italienne mais vu qu’après dix minutes, c’est de la
baise non-stop en roue libre, ce n’est pas trop gênant. A l’évidence, le film
n’a pas dû coûter cher et sans doute était-ce le but recherché.










