lundi 6 juillet 2026

Disco Sex Machine (doc ARTE)


« C’était une espèce de période d’insouciance où l’on ne pensait qu’à jouir, à rire, à s’amuser, à danser… Et évidemment, bon, on a un peu la nostalgie aujourd'hui de cette période. » (Amanda Lear)

On ne remerciera jamais assez ARTE, meilleure chaine (ou la moins pire) du « PAF » depuis que Canal+ n’est plus cette chaine sinon subversive, du moins atypique et iconoclaste, et qu’elle appartient au milliardaire conservateur et identitaire Vincent Bolloré (né un 1er avril et ce n’est pas une blague…), dont Groland et ses quelques fulgurances sont les derniers vestiges. Une chaine publique, ce qui n’est évidemment pas un hasard (même raisonnement avec FIP de Radio France), n’en déplaise aux grincheux-hargneux du « c’est avec nos impôts ! »… C’est tout à fait logique puisqu’une structure privée n’a pour seule ambition que d’engranger des bénéfices, que ce qu’elle fabrique et / ou commercialise soit vertueux, moral et bénéfique pour l’humanité et l’environnement ou pas. ARTE est donc à ma connaissance la seule à nous proposer à un rythme soutenu des documentaires sur le cinéma, la musique ou les questions de société. Qu’on peut évidemment critiquer, pour certains, pour leur superficialité ou leur « orientation » (mais nous sommes TOUS « orientés », même les auto-proclamés « non-orientés » qui de fait se soumettent – par résignation ou approbation – à la délétère marche actuelle du monde et c’est leur droit le plus strict) pas toujours à bon escient (mettre Trump ou le Brexit à toutes les sauces, même quand ça semble tomber comme un cheveu sur la soupe…). Celui dont j’ai choisi de vous parler aujourd’hui pour relancer quelque peu ce blog définitivement en sommeil (j’ai installé un « bloqueur de porno » sur mon ordi… Plus difficile en effet de s’en passer que du chocolat, des chips et autres biscuits industriels désormais bannis de mon régime alimentaire…) appartient sans nul doute à cette catégorie. Il y est question des vagues, concomitantes, du disco et du porno lors des mythiques post-soixante-huitardes 70's, sur le schéma classique naissance – ascension – apogée – déclin – disparition – renaissance sous une autre forme. Et de leurs liens. Bon, le porno (français), pas la peine d’y revenir, c’est l’objet de ce blog. Le disco, j’aime bien aussi car il participe de la même mentalité hédoniste mais pas les trucs kitschissimes comme Boney M ou les Village People. Non, juste quelques « hits » de gens plus sérieux : les faramineux Love to Love You Baby et I Feel Love du trio Summer – Moroder – Bellotte, le groupe Chic (pour lui-même et pour Diana Ross ou les Sister Sledge), Love Hangover de Diana Ross (l’une de mes chansons favorites tous genres confondus), Stayin' Alive des Bee Gees et quelques autres. Bien évidemment, et l’un et l’autre furent récupérés par le Dieu Marché, par les billets verts alléché. Et leur chute fût brutale : SIDA, apparition de la vidéo, l’inique autodafé de la Disco Demolition Night de 1979… Pour qui s’intéresse à ces deux mouvements, ce documentaire ne vous apprendra sans doute pas grand-chose de nouveau. Mais ma foi, ça fait toujours plaiz de (re)voir quelques images d’archives, la divine et regrettée Donna Summer, Amanda Lear, Brigitte Lahaie ou Gérard Kikoïne, qui y interviennent en compagnie du musicien et compositeur français Cerrone et de quelques « spécialistes » venus eux aussi « ramasser un p’tit billet ». A ce sujet, je suis un peu inquiet pour notre « Kiko » national, 80 piges aux nougats… Il avait annulé, il y a quelques temps, une dédicace organisée par Pulse Store pour cause de « maladie » et là, je l’ai trouvé en petite forme. Doc disponible jusqu'au 4 août, ne trainez pas…