Ce blog se propose de faire un panégyrique (forcément non-exhaustif) de "l'âge d'or" du cinéma pornographique français, cette "parenthèse enchantée" s'étendant du milieu des années 70 jusqu'au début des années 80, de la libération sexuelle post-68 à l'arrivée de la vidéo et du Sida. Un cinéma en 35 mm (et 20 cm...), avec poils et sans silicone, injustement "ghettoïsé" par l'inique "loi X" de 1975. « La pornographie est un art dont les artistes sont parfois incompris. » (Michel Ricaud)
mercredi 25 septembre 2024
Tout est permis, de Georges Fleury (1977)
jeudi 29 août 2024
Cycle Patrick Aubin (3) : Perversités suédoises / Jeunes danoises au pair
Me voila de retour, et avant que nous ayons un nouveau Premier Sinistre s’il vous plait (si on en a un un jour…), pour poursuivre ce cycle sur le cinéaste Jean-Claude Roy. Et, chose incroyable et absolument pas préméditée, alors que je rentre d’une semaine de vacances en Norvège, que vois-je en parcourant sa filmographie ? Perversités suédoises et Jeunes danoises au pair ! Si ce n’est pas un signe du destin, ça… Mais à vrai dire, elles pourraient être espagnoles, hongroises ou chypriotes que ça ne changerait rien à l’affaire…
Perversités suédoises
(1977)
Avec : Carole Gire (Greta Garlof), Barbara Moose (Bibi Steller), Alban Ceray (Joseph, le cuistot), Florentina Fuga (Micheline, la soubrette), Jean-Louis Vattier (Gaston), Roger Trapp (Léopold, le gendarme, rôle non hard), Joëlle Le Quement et Myriam Watteau (des clientes), Charlie Schreiner (un client), Raymond Ximay (un ingénieur), Nadine Pascal (une ingénieure), Dominique Aveline (Georges Brun).
Bibi et Greta (Barbara Moose et Carole Gire), deux ravissantes Suédoises, arrivent au village de Bitembois pour prendre possession de l'auberge dont elles ont hérité. Mais l’affaire bat de l’aile. S’apprêtant à partir, elles découvrent inopinément une nappe de pétrole sur le terrain de la propriété.
Ces Perversités suédoises
reprennent, ou plutôt inaugurent, le style des Zizis en folie du même
réalisateur, avec son village de Bitembois, ses personnages pittoresques (le
simplet chaud lapin, le gendarme couillon…) et son ambiance bon enfant. Les
séquences sexuelles, dominées par le toujours vaillant Alban Ceray dans le rôle
du cuistot (« Quel baiseur, quel cuisinier ! Un maître queux et une
queue de maître ! » dixit Carole Gire) et très convaincantes, sont
entrecoupées de gags dignes des Charlots ou de Benny Hill, sur fond de musique
jazzy ou humoristique. Les doublages voix ne correspondent pas forcément au physique
de certains protagonistes masculins (Aveline notamment). Le scénario (ou
l’argument) est risible. Bref, tout ça ne vole pas bien haut mais le côté
naturaliste, désuet et dénué de toute violence (même « acceptée »)
pousse néanmoins à l’indulgence. Pour ce qui est des « curiosités »,
Joëlle Le Quement s’introduit quatre bougies dans l’entrejambe et Ceray soulève
un poids avec son sexe. Il faut toujours faire de l’exercice pour maintenir sa
forme…
Jeunes danoises au pair
(1984)
Avec : Carole Piérac et Marianne Aubert (les filles au pair), Alban Ceray (Gérard), Olivia Florès (Irène, la femme de Gérard), Jacky Arnal (M. Bertrand), Cathy Ménard (Bénédicte, la secrétaire de Gérard), Jean-Pierre Armand (M. Zimmermand), Christophe Clark (l'homme du bois de Boulogne).
Deux Danoises débarquées à Paris comme jeunes filles au pair (Carole Piérac et Marianne Aubert) bouleversent la vie conjugale de Gérard et de sa femme Irène (Alban Ceray et Olivia Florès). Grâce aux avenantes Scandinaves et à Bénédicte, sa nouvelle secrétaire (Cathy Ménard), Gérard parvient même à conclure une juteuse (sic) affaire avec M. Zimmermand (Jean-Pierre Armand).
Changement d’époque et de décor pour ce Jeunes danoises au pair, toujours mis en boite par Aubin et ses fidèles Pierre Robes à la photographie et Philippe Bréjean sous pseudo Gary Sandeur à la bande sonore (toujours jazzy un peu générique). Alban Ceray est à nouveau de la partie. On le retrouve en bien belle compagnie : Olivia Florès, Marianne Aubert, Cathy Ménard (elle, c’était vraiment quelque chose. Et avec des lunettes, en plus, mmm…) et Carole Piérac, que je croise ici pour la première fois dans un rôle d’importance. Les autres « queutards » de service se nomment Jean-Pierre Armand, le presque bien nommé Jacky Arnal et Christophe Clark, qui n’était alors qu’au début de sa (très) longue carrière. Les quelques notes d’humour dans les dialogues ou situations et le charme des participantes ne suffisent toutefois pas à déparer l’ambiance tristoune et grisâtre de ce métrage. Las, la « parenthèse enchantée » s’est bel et bien refermée. Aubin lui-même, sans doute harassé et ne disposant plus d’aucun budget, va confier la direction de ses dernières réalisations à un chef opérateur et un acteur reconverti. Aussi maussade qu’un temps scandinave, en somme.
samedi 17 août 2024
Cycle Patrick Aubin (2) : La rage du sexe
mercredi 14 août 2024
Cycle Patrick Aubin (1) : Le bouche-trou / A pleine bouche
samedi 27 juillet 2024
Je suis à prendre / Parties fines
Deux des films, sinon les films,
les plus emblématiques de la carrière hard de Brigitte Lahaie, dont son préféré
(Je suis à prendre) et même de tout le porno français sur un même DVD ! De
quoi se réjouir ? N’allons pas si vite en besogne. Il est vrai que
rarement films X auront fait preuve d’autant d’ambition (Frédéric Lansac est
hors concours) et auront été réalisés et photographiés avec autant de soin. Mais
cela suffit-il ? C’est ce que nous allons voir.
Je suis à prendre (1978)
Avec : Brigitte Lahaie (Hélène), Patrice Cuny (Bertrand), Karine Gambier (Maguy, la bonne), Jean-Pierre Armand (Hector, le palefrenier), Robert Leray (Ralph, le majordome), Lydie, Sophie Bulle, Geneviève Hue, Christel Lauris, Dominique Aveline, Toni Morena, Gérard Grégory (les membres du club « Le cheval fou »).
Je suis à prendre, le grand
classique de Francis Leroi, voit cet iconoclaste frondeur tenter un ambitieux
pari esthétique, tout en poursuivant sa critique acerbe de la société
bourgeoise et catholique. Hélène (Brigitte Lahaie) se marie avec Bertrand, un
riche châtelain (Patrice Cuny… un nom prédestiné 😂). C’est l’amour fou mais une
fois au château, Bertrand s’absente régulièrement pour se rendre… dans un club
libertin. Sans avoir oublié au préalable de demander à ses domestiques (Karine
Gambier, Robert Leray et Jean-Pierre Armand) de servir quotidiennement à son
épouse un verre de lait… mélangé à un puissant aphrodisiaque. Dès lors, Hélène
est victime de violentes pulsions sexuelles auxquelles lesdits domestiques sont
ravis de répondre. Bertrand pourra alors présenter Hélène aux membres de son
club et tout ce petit monde partouzera dans la joie et l’allégresse.
Leroi dynamite l’institution du
mariage en la confrontant à la débauche du libertinage. Comme dit plus haut, le
film fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une grande richesse
formelle. La bande-son est adéquate avec notamment des violons grinçants (j’en
ai entendu de semblables dans un Resnais, si ma mémoire ne me joue pas des
tours…) et les scènes sexuelles sont tournées dans un silence tout juste
perturbé par des râles discrets, ce qui accentue leur réalisme (cela change des
Kikoïne…). Malheureusement, celles-ci sont peu excitantes, en particulier
celles avec le septuagénaire Robert Leray, dont les pénétrations me semblent
simulées (pas de gros plan). Restent la fameuse scène où Brigitte et
Jean-Pierre Armand baisent sur les feuilles mortes à proximité de leurs chevaux
ou les interventions de la toujours plantureuse blonde platine Karine Gambier
dans l’un de ses meilleurs rôles. D’autre part, le film manque un peu de rythme
à mon goût. Bref, si je loue l’effort sur la mise en scène, les aspects
esthétiques, le jeu des comédiens et le scénario, je n’ai pas trouvé ce film si
transcendant. Leroi a fait bien plus audacieux et je reste donc sur mon tiercé
Couples voyeurs et fesseurs / Les petites filles / La servante perverse.
Parties fines (1977)
Avec : Maude Carolle (Alice, la bonne), Brigitte Lahaie (Solange), Patrice Chéron (Pierre), Jacques Gatteau (Jean, l’accordéoniste malvoyant), Alban Ceray (M. Finch), Sylvie Dessartre (Miléna), Guy Royer (Hector, le chauffeur), Michèle d'Agro (Greta, l’auto-stoppeuse), Richard Bigotini (un promeneur, rôle non hard), Chantal Juin (Alice âgée, rôle non hard).
Tourné chez… Monsieur « si
on n’a pas de Rolex à 50 ans, c’est qu’on a raté sa vie » (l’horripilant
Jacques Séguéla), Parties fines (ou Indécences 1930) est le premier film porno
réalisé par Gérard Kikoïne, après qu’il en ait monté plusieurs pour Frédéric
Lansac ou Michel Barny. Et pour un coup d’essai, ça a tout du coup de maître. Alice
(Maude Carolle), se remémore son passé de bonne chez M. Pierre (Patrice Chéron,
doublé pour le hard hors cunnilingus) et Mme Solange (Brigitte Lahaie, brune).
L’action se déroule en 1930 (d’où le titre). Ce couple bourgeois cache bien des
secrets. Monsieur a des penchants sadomasochistes avec sa maîtresse Miléna
(superbe Sylvie Dessartre) tandis que Madame ne rechigne pas aux plaisirs
onanistes, ce qui est aussi le cas d’Alice quand elle ne s’active pas sur le
chauffeur Hector (Guy Royer). Un jour, Pierre prétexte un dîner d’affaires pour
rejoindre Miléna. Pendant son absence, Alice reçoit son frère Jean, un
accordéoniste quasi aveugle (Jacques Gatteau), accompagné de l’énigmatique
Monsieur Finch (Alban Ceray). Ce dernier, qui a une dent contre les gens de la « haute »
et le sexe opposé, va très vite se montrer entreprenant avec la gent féminine
et plutôt menaçant vis-à-vis de cette pauvre Solange qu’il humiliera à maintes
reprises : elle va passer un sale quart d’heure…
Pour son premier hard, « Kiko » se laisse aller à toutes les obscénités langagières et tous les écarts comportementaux (introductions diverses et variées, dont doigts et même rognons, scènes sadomaso…) et c’est… jubilatoire. Le film joue sur différents niveaux (sexuel, social) de domination / soumission : Chéron se fait rabaisser et traiter comme un chien (dans tous les sens du terme) à sa demande par sa maîtresse tandis que Lahaie subira les outrages des invités-surprises et de sa bonne (sodomie - doublée, of course -, ingurgitation de rognon préalablement introduit dans son vagin…). Et les rôles sont inversés, renversés, Chéron échangeant son poste avec son chauffeur et Lahaie prenant la place de sa bonne sous les ordres de Ceray. Le casting est parfait, avec des comédiens sans doute tout heureux d’interpréter de vrais personnages : Maude Carolle, à la gouaille toute « titi parisienne », Gatteau en accordéoniste à la vision plus que trouble, Brigitte en bourgeoise guindée qui finira par se dérider sous les « coups de boutoir » de Ceray (qui mieux que lui pour incarner ce mélange naturel d’élégance et d’autorité ?). La musique est parfaitement raccord avec l’époque et l’ambiance (musette, french cancan). Dommage qu’après deux ou trois autres films dans cette veine satirique avec scénarios assez élaborés (dont l’excellent L’infirmière), Kikoïne fera preuve de moins d’exigence et se dirigera vers une pornographie plus tournée vers « l’entertainment » pur, privilégiant la forme au fond, même s’il sut aussi exceller dans ce domaine.
mercredi 24 juillet 2024
Les hôtesses du sexe / Mes nuits avec… Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard / Délires porno
samedi 6 juillet 2024
Cathy fille soumise / L’amour c’est mon métier / Ondées brulantes
Il faut vraiment avoir le cœur
bien accroché et un moral à toute épreuve pour ne pas sombrer dans la sinistrose
ou être ulcéré par ce qu’il se passe actuellement dans le monde et dans notre
triste pays, spécialement depuis quatre ans maintenant, même si cela avait
commencé bien avant. Pour qui a connu les France de François « Mythe
Errant » et Jacques « Chiraque » (et je ne parle même pas de
celles de leurs prédécesseurs), celle de 2024, navigant perpétuellement entre
l’abject, le ridicule et l’insignifiant, ne peut susciter que l’effroi. On (est
un c..) me rétorquera que c’est justement notre insouciance lors de ces
années-là, passées à « mettre la poussière sous le tapis » (les deux
hommes cités étaient surnommés « les rois fainéants », surtout le
second), qui est la source de cet immense gâchis et on aura probablement, du
moins en partie, raison. Quoique des fois, il vaut mieux ne rien faire que
faire des conneries… Mais tout de même, les hommes (et femmes) publics avaient à
l’époque plus d’allure, de tenue et de culture que de nos jours, où ne règnent
plus que laideur, hypocrisie, cynisme, superficialité et bêtise crasse,
phénomène largement accentué par ces épouvantables réseaux dits
« sociaux ». Vous me direz, s’ils avaient existé à l’époque, ce n’est
pas sur la bite de Benjamin Griveaux (ou Grivois ?) qu’on se serait rincé
l’œil mais peut-être sur « Tonton » prenant en levrette Dalida, qui
sait… Mais je m’égare.
Pourra-t-on compter sur notre
Brigitte nationale (non, pas Bardot ni Jean-Michel Trogneux, Lahaie) pour nous
sortir de cette torpeur ? Suspense.
Cathy fille soumise (1977)
Avec : Erika Cool (Cathy), Gabriel Pontello (Simon), Alban Ceray (Tony, le souteneur), Sylvie Dessartre (Sophie), Brigitte Lahaie (Mélanie), Daniel Trabet et Dominique Aveline (les acolytes de Tony), Cyril Val, Julie Duchet, Jenny Trochu, Eva, Steve Star (les partouzeurs dans la grange).
Cathy fille soumise, œuvre d’un
certain Robert Renzulli sous pseudonyme Bob W. Sanders, nous plonge dans la
« France profonde » (sic), les « territoires » (plus très
occupés…) comme disent ces censuré de Macronistes. La Cathy en question n’est
pas Brigitte Lahaie mais l’une de ses grandes amies dans le milieu, la
belgo-néerlandaise Erika Cool. Le film débute malheureusement par son rapt puis
son viol par trois lascars (Ceray, Aveline et Trabet). Ceray la prend sous sa
coupe et la met sur le trottoir. Mais un jour, elle s’enfuit à la campagne et
tombe sous le charme de Pontello, le Don Juan local qui s’occupe bien des
buissons ardents de Lahaie et Sylvie Dessartre et qui a un bon jet. Hélas, les
trois hommes retrouvent sa trace et labourent à nouveau (en un seul mot mais ça
marche aussi avec deux. Z’avez vu comment j’adapte mon champ lexical à la
situation ?). Pontello parviendra alors à tendre un piège à Ceray, qui
sera capturé et torturé (fouettage, mordillage de bite et écrasement de burnes)
lors d’une partouze dans une grange. Ivre de vengeance, celui-ci finira même
par se crasher en bagnole. La morale est sauve et Cool et Pontello peuvent désormais
vivre leur amour sans crainte. L’amour dans l’herbe, les bottes de foins ou sur
un tronc d’arbre, voilà qui nous change des riches intérieurs parisiens. Une
romance villageoise ma foi fort bien… troussée.
https://fr.spankbang.com/6j0u9/video/1977+cathy+fille+soumise+1080+brigitte+lahaie+ai+upscaled?
L’amour c’est mon métier (1978)
Avec : Brigitte Lahaie, Maude Carolle (Blondie), Karine Gambier (Pommy), Dominique Aveline (Joe), Richard Allan (Arsène Lupin), France Lomay, Liliane Allan, Hervé Amalou, Barbara Moose, Anita Andic, Ann-Elizabeth, Sylvia Berg, Cyril Val, Guy Royer, Carmelo Petix, Patrick Lyonnet, Véronique Maugarski, Madou Sall.
Pas moins de trois réalisateurs crédités pour ce L’amour c’est mon métier : Michel Jean (Michael Goritschnig), Russell Gay (?) et l’iconoclaste et dérangeant José Bénazéraf. Difficile encore d’y voir clair. Le générique d’ouverture nous explique qu’il s’agit de quatre courts-métrages, ici restaurés, tournés par Brigitte pour le producteur allemand Tabu.
Blue Magic met en scène deux acteurs d’un cabaret porno (Cyril Val et Patrick Lyonnet) en recherche de deux nouvelles recrues. Cela tombe bien, Brigitte et Véronique Maugarski cherchent du boulot. Ils les engagent sur le champ après s’être assurés de leurs « compétences ». Nos quatre tourtereaux vont alors participer à deux saynètes où ils arboreront des costumes d’Orient pour la première et d’officiers pour la seconde, avec force très GROS plans (dont une impressionnante sodomie, doublée) et devant une assistance enthousiaste. Très bonne bande-son disco.
Dans Pornoroulette. Brigitte, perruquée en brune, est la tenancière d’une maison close. Elle reçoit la visite d’un riche texan (Dominique Aveline et son chapeau de cowboy), accompagné de son secrétaire (Hervé Amalou). Elle le fait jouer à une sorte de Jeu de l’oie où selon ses lancers de dés, il perdra de l’argent ou aura la possibilité de « consommer » les call-girls de Brigitte (Karine Gambier également perruquée en brune et Maude Carolle). Après une partouze au cours de laquelle Amalou fera l’amour à… une poupée gonflable, Aveline gagne une dernière surprise : un black bien monté (Madou Sall) ! Effrayé, Aveline détale, de même qu’Amalou, sous le regard des call-girls hilares et ils retournent à l’aéroport pour rentrer en Amérique.
Arsène Lupin, mis en scène par Michel Jean, voit Richard Allan endosser le rôle-titre. Il débarque au beau milieu d’une partouze et en profite pour dérober les bijoux des participantes tout en se mêlant aux ébats (c’est ce qu’on appelle « joindre l’utile à l’agréable »). Brigitte est évidemment de la partie. Musique encore au top (désolé de me répéter mais c’est quasiment toujours le cas dans les pornos « vintage ») et grosse marrade avec la post-synchro qui, par son outrancière obscénité et son accent suisse, rappelle celle de La vorace.
On retrouve cette caractéristique
dans Frou-frous, quatrième et dernier tableau de cet assemblage. Richard Allan
y livre un colis à une dame (Ann-Elizabeth ?) qui lui fait de l’effet. Il
se trouve que c’est une nuisette. Elle l’essaye devant lui et les voila partis
pour la gaudriole : 69 et pénétrations vaginales. Brigitte les surprend,
furieuse. Car elle avait déjà baisé avec Richard, dans le temps. Ils remettent
ça. Pendant ce temps, un type surgi d’on ne sait où prend du bon temps avec la
fille du début dans les escaliers (position acrobatique). Richard s’en va et se
fout des contraventions sur son pare-brise car il a, dixit, « surtout bien
baisé ». C’est bien de prendre les choses avec philosophie. Du bon hard
pimenté par des musiques entrainantes (disco, rock, jazz-funk, électro) et des
dialogues et situations délirants pour bien rigoler, que demander de
plus ?
https://fr.xhamster.com/videos/l-amour-c-est-mon-metier-1978-xhmOlcS
Ondées brulantes (1978)
Avec : Brigitte Lahaie (Brigitte, la secrétaire), Guy Royer (Jacques Morin), France Lomay (Martine, la comédienne), Hervé Amalou (Henri Landau), Thierry de Brem, Liliane Allan, Richard Allan, Dominique Aveline, Danielle Troger, Claudia Mehringer (les acteurs et actrices du film).
Réalisé par Bernard Lapeyre et Jack Régis (Jacques Orth), Ondées brulantes est le plus faible de cette sélection. Tout y est assez minimaliste : le scénario, les décors, le casting. Une projection réunit un réalisateur de film porno (Amalou), son actrice principale (Lomay), le producteur (Royer) et sa secrétaire (Lahaie). Et que font deux couples lorsqu’ils matent un film de boules dans un film de boules, à votre avis ? Je laisse encore deux minutes de réflexion… Et oui, bravo le monsieur au fond, gagné, ils baisent ! Scène un peu longuette entre Lomay et Amalou au début (un quart du film à elle seule). Bon, sincèrement, que dire ? Y’a rien…
https://fr.xhamster.com/videos/ondees-brulantes-1978-brigitte-lahaie-xhhOvnG















