
Les week-ends d’un couple pervers (1976)
Avec : Jacques Insermini,
Emmanuelle Parèze, Chantal Arnaud, Catherine et Marie-Pierre Castel, Eva Khris,
Hélène Bruno, Charlie Schreiner, Danièle Nègre, Martine Grimaud (rôle non
hard).
Fantaisies pour couples (1976)
Avec : Dawn Cumming,
Chantal Arnaud, Danielle Troger, Guy Royer, Laurence Thibault, Catherine Ferré,
Charlie Schreiner, Richard Allan.
Les perversions d’un couple
libéré (1976)
Avec : François Lopez,
Chantal Arnaud, Ellen Earl, Richard Allan, Marie Catalard, Marie-Christine
Chireix, Carole Giré, Jacques Insermini, Claude Janna, Laurence Jarry, Laurence
Thibault.
Evoquons maintenant si vous le
voulez bien le « cas Fleury ». Non (je vous vois venir) pas
« Michon » ni « Mérogis » mais Georges de son prénom. Qui
est en réalité Jean Desvilles (1931-2023), peintre de formation puis
« touche-à-tout » dans le domaine de la réalisation : films
historiques, dessins animés, pubs, émissions TV, longs métrages… Et films X
donc, sous ce pseudonyme de Fleury. Ce DVD présente trois d’entre eux, dont la
lecture des fiches techniques permet d’identifier immédiatement des caractéristiques
communes. Les trois films sont de 1976 (les pantalons « pattes
d’eph » !) et mettent à l’affiche la dénommée Chantal Arnaud. Et
comme les titres l’indiquent, il sera question de couples : infidèles,
complices, libérés ou en passe de le devenir. La perversion et la fantaisie
semblent aussi être au programme. Qu’en est-il réellement ?
S’il fallait rattacher les films
mis en boite par ce réalisateur à un courant pornographique, on dira qu’ils
évoluent dans le même univers bourgeois et libertin que ceux d’un Tranbaree ou
d’un Patrick Aubin (Jean-Claude Roy). Ils offrent un éventail limité (mais
efficace) de scènes copulatoires : fellation (surtout), cunnilingus
(rarement), pénétration vaginale, lesbianisme (parfois, avec ou sans
godemichet). Si « perversions » et « fantaisies » il y a,
ce n’est évidemment qu’à l’aune reculée de cette France giscardienne. Ce qui
est finalement amplement suffisant et permet de conserver une dose
d’authenticité et de réalisme appréciable face aux extrémités délirantes de la
pornographie contemporaine. Vive le porno « bio » ! Amateurs de
« bukkake » et autres « triple anale » (!), passez votre chemin,
ce n’est pas ici que vous trouverez votre bonheur.
Dans Les week-ends d’un couple
pervers, un homme (Jacques Insermini) demande à son épouse (Emmanuelle Parèze)
de séduire des femmes afin que, le week-end venu, ils puissent s’adonner à des
trios coquins. Chantal Arnaud (blonde aux yeux bleus, cheveux courts, pas mal),
aperçue sur une plage normande, sera la « victime » toute désignée. Le
film met donc en scène Jacques Insermini, ancien haltérophile et pilote de
moto, acteur à la fois « tradi » et X. Beau gabarit « à
l’ancienne », ce n'est pas Paul Mirabel, Stanislas Guérini ou autres
« épaules de serpent », si vous voyez c’que j’veux dire 😄… En plus de
sa femme et de sa « proie », il se tape aussi les deux sœurs jumelles
Castel. L’une d’elles lui fait même une gâterie à l’arrière de la voiture
conduite par sa sœur lors d’une virée autour de la Tour Eiffel. Pendant ce
temps, Parèze s’attèle à pervertir Arnaud dans un parc puis au cinéma pour la
préparer au « torride » week-end à trois. Piano jazz et électro
humoristique rythment ces gentillets mais quelque peu ennuyeux ébats. Le moins
bon des trois, à mon goût.


https://fr.xhamster.com/videos/les-week-ends-d-un-couple-pervers-1976-5908908
Putain, il aura
« artillé », Royer, quand même… S’il y avait les « 4
mousquetaires » du X français (Allan, Ceray, Armand, Aveline), lui serait
sans problème le cinquième larron de la bande. Mis à part chez Aubin (à
confirmer), je l’aurais croisé chez quasiment tous les réalisateurs évoqués
jusqu’ici. Le gars est décédé d’un cancer de la prostate (lien de cause à
effet ?). Dans ce Fantaisies pour couples, il campe un employé de bureau
qui a des infidélités. Mais sa compagne (Danielle Troger) aussi. Il se trouve
que le couple se trompe mutuellement chacun et chacune avec les membres… d’un
autre couple. Le destin fera en sorte, au gré d’une invitation, de réunir les
quatre intéressés en têtes à têtes (puis à queues…), l’occasion de
« crever l’abcès » lors de galipettes échangistes. Côté
« fantaisies », notre bon Royer est mis à rude épreuve : baise
sur le toit d’un immeuble (donc à la vue des résidents des immeubles
environnants) et dans des toilettes pour dames, mitoyennes de celles des messieurs,
qu’il aura rejoint par la fenêtre. Le film dispose d’un « cachet »
Leroi-Lansac, d’une part par l’utilisation de musiques (musette, variété
vaguement psyché) déjà entendues chez ces cinéastes et d’autre part par une
bribe de message « social », les scènes de sexe et de comédie étant
reliées par des commentaires radiophoniques (type météo, horoscope…) sur fond
de photos d’un Paris « métro-boulot-dodo ». Ce qui en fait mon
préféré de ce triptyque, la présence de Dawn Cumming (mazette, ce regard et ce
sourire…) n’y étant pas non plus étrangère.


Le personnage principal (François Lopez) des Perversions d’un couple libéré (ou Parties raides) a un problème : lui est un coureur de jupons invétéré mais sa femme (Chantal Arnaud, toujours) est prude comme pas deux. Heureusement, il va progressivement faire participer son épouse à ses jeux sexuels et l’entrainer vers la quête du plaisir, d’abord avec une prostituée du bois de Boulogne puis avec sa maitresse (l’appétissante Ellen Earl). Les scènes lesbiennes au sauna / salon de massage, sur fond de musique indienne, apportent une touche bienvenue de sensualité. Notre bon vieux Richard (Allan) a encore réussi à se caser pour une partie à trois avec Earl et Arnaud autour de la piscine. Le final est un plaidoyer pour la sexualité de groupe (et la nature) où six protagonistes (Lopez, Arnaud, Earl, Allan et un autre couple) se retrouvent sur la pelouse pour un concert de râles de jouissance. L’amour du couple initial en ressortira renforcé. Elle est pas belle, la vie ?