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mardi 17 décembre 2024

En vrac… (13)

On touche petit à petit au but sur le passage en revue des actrices et acteurs du X séminal français avec Danielle Troger, Daniel Trabet et l’Allemande Christina Schwarz, qui tourna quelques films en France. Forcément non exhaustif, je fais la Champions League, la Ligue 1 et la Ligue 2 mais pas le National, sinon j’y suis jusqu’à la fin du second quinquennat Attal…😂

Danielle Troger

Rôles et apparitions notables :

Fantaisies pour couples (Georges Fleury, 1976)

Les plaisirs fous (Georges Fleury, 1977)

La rabatteuse (Burd Tranbaree, 1978)

Les zizis en folie (Patrick Aubin, 1978)

La filmographie


Daniel Trabet

Rôles et apparitions notables :

Mes nuits avec… Alice, Pénélope, Arnold, Maud et Richard (Michel Barny, 1976)

Cathy fille soumise (Bob W. Sanders, 1977)

A pleine bouche (Patrick Aubin, 1977)

Charlotte, mouille sa culotte (Francis Leroi, 1981)

La filmographie

Christina Schwarz


Rôles et apparitions notables :

Les bas de soie noire (Burd Tranbaree, 1981)

Prison très spéciale pour femmes (Gérard Kikoïne, 1982)

Parfums de lingeries intimes (Michel Jean, 1982)

Les délices du tossing (Gérard Kikoïne, 1983)

La filmographie

mardi 8 octobre 2024

L’infirmière n’a pas de culotte, de Francis Leroi (1980)

 

L’infirmière n’a pas de culotte (1980)

De : Francis Leroi

Avec : Danièle David (Mme Mercier), Claude Valmont (M. Mercier), Diane Dubois (l’infirmière), Jean-Pierre Armand (l’infirmier), Céline Gallone et Geneviève Hue (les bonnes sœurs), Jean-Paul Bride (le directeur de la clinique, rôle non hard), Francis Leroi et Gérard Grégory (les administratifs de la clinique, rôles non hard), Dominique Aveline, Karine Gambier, Danielle Troger, Dominique Félix (les patients de la clinique), Michel de Nyokinos et Krista Karol (le couple épié au début), Carmelo Petix, Lucie Doll, Martine Schultz, Tony Morena (rôles non hard).

Un couple (Claude Valmont et Danièle David) rencontre des difficultés à jouir pleinement lors de ses ébats sexuels. Sur conseil d’amis, ils décident de se rendre dans une clinique spécialisée dans ce genre de dysfonctionnements.

« Qu’est-ce que c’est encore que cette connerie ? » s’exclame Claude Valmont à un moment du film. Et bien cette question conviendrait parfaitement vis-à-vis du film lui-même. Francis Leroi, réputé être « l’intellectuel » du X français, qui se laisse aller à un titre aussi bateau, ça ne sent déjà pas très bon… L’un des rares à signer la plupart de ses films X de son nom et à ne pas en faire QUE pour le pognon mais aussi avec des ambitions « politiques » ou « militantes » (un vrai « soixante-huitard »), généralement plutôt sombre et bizarre dans ses scénars, aurait-il versé dans la franche rigolade ? Plus ou moins mais quoi qu’il en soit, c’est vraiment pas terrible. Le manque de moyens est assez criant, le jeu de certains comédiens outrancier (Dominique Aveline, Diane Dubois et surtout Jean-Paul Bride dans le rôle du directeur). Claude Valmont et son physique décalé (rondouillet, dégarni et bigleux), un des acteurs fétiches de Leroi qui lui avait déjà confié, souvenez-vous, le premier rôle de son excellent Les petites filles, est donc pris en charge avec sa femme (la très gourmande Danièle David) par une clinique censée résoudre leur anorgasmie (ou frigidité). Ils ont des chambres séparées et ont des rapports sexuels chacun de leur côté avec le personnel de l’établissement ou d’autres patient(e)s. Mais choqués par les débordements de ceux-ci, ils décident de quitter incognito les lieux. Se retrouvant dans un sous-sol, ils découvrent finalement qu’ils prennent leur pied en baisant… sur une poubelle. Ce sont en fait l’inconnu et la nouveauté dont ils avaient besoin et qui les ont débloqués sexuellement. Sur ce, le personnel de la clinique les retrouve et s’attribue leur guérison. Tout le monde est content, champagne !

Qu’a-t-on à se mettre sous la dent ? Rayon « galipettes », un « sandwich » de Danièle David avec Jean-Pierre Armand (période frisé) et un gars non crédité. Et quelques séquences qui prêtent à sourire : Jean-Pierre Armand arborant un tee-shirt « Giscard à la barre » (slogan de campagne du candidat élu en 1974) lors de ladite scène de « double péné » ; Diane Dubois qui continue son questionnaire avec Valmont pendant qu’il la tringle ; la scène liminaire où Valmont et David, après avoir consulté un guide sexuel, se lancent dans des termes techniques pendant un 69 (genre « Occupe-toi bien de mon sillon génito-crural et n’oublie pas le ligament suspenseur ») ; et Valmont qui se tape deux bonnes sœurs (Céline Gallone et Geneviève Hue), Leroi étant un habitué des piques anticléricales (bof, un peu facile). Au final, cette « infirmière sans culotte » ne fait clairement pas partie des quelques réussites du réalisateur.


https://xhamster.com/videos/linfirmiere-na-pas-de-culotte-10665607 (légèrement tronqué au début et à la fin)

samedi 6 avril 2024

Les week-ends d’un couple pervers / Fantaisies pour couples / Les perversions d’un couple libéré


Les week-ends d’un couple pervers (1976)

Avec : Jacques Insermini, Emmanuelle Parèze, Chantal Arnaud, Catherine et Marie-Pierre Castel, Eva Khris, Hélène Bruno, Charlie Schreiner, Danièle Nègre, Martine Grimaud (rôle non hard).

Fantaisies pour couples (1976)

Avec : Dawn Cumming, Chantal Arnaud, Danielle Troger, Guy Royer, Laurence Thibault, Catherine Ferré, Charlie Schreiner, Richard Allan.

Les perversions d’un couple libéré (1976)

Avec : François Lopez, Chantal Arnaud, Ellen Earl, Richard Allan, Marie Catalard, Marie-Christine Chireix, Carole Giré, Jacques Insermini, Claude Janna, Laurence Jarry, Laurence Thibault.

Evoquons maintenant si vous le voulez bien le « cas Fleury ». Non (je vous vois venir) pas « Michon » ni « Mérogis » mais Georges de son prénom. Qui est en réalité Jean Desvilles (1931-2023), peintre de formation puis « touche-à-tout » dans le domaine de la réalisation : films historiques, dessins animés, pubs, émissions TV, longs métrages… Et films X donc, sous ce pseudonyme de Fleury. Ce DVD présente trois d’entre eux, dont la lecture des fiches techniques permet d’identifier immédiatement des caractéristiques communes. Les trois films sont de 1976 (les pantalons « pattes d’eph » !) et mettent à l’affiche la dénommée Chantal Arnaud. Et comme les titres l’indiquent, il sera question de couples : infidèles, complices, libérés ou en passe de le devenir. La perversion et la fantaisie semblent aussi être au programme. Qu’en est-il réellement ?

S’il fallait rattacher les films mis en boite par ce réalisateur à un courant pornographique, on dira qu’ils évoluent dans le même univers bourgeois et libertin que ceux d’un Tranbaree ou d’un Patrick Aubin (Jean-Claude Roy). Ils offrent un éventail limité (mais efficace) de scènes copulatoires : fellation (surtout), cunnilingus (rarement), pénétration vaginale, lesbianisme (parfois, avec ou sans godemichet). Si « perversions » et « fantaisies » il y a, ce n’est évidemment qu’à l’aune reculée de cette France giscardienne. Ce qui est finalement amplement suffisant et permet de conserver une dose d’authenticité et de réalisme appréciable face aux extrémités délirantes de la pornographie contemporaine. Vive le porno « bio » ! Amateurs de « bukkake » et autres « triple anale » (!), passez votre chemin, ce n’est pas ici que vous trouverez votre bonheur.

Dans Les week-ends d’un couple pervers, un homme (Jacques Insermini) demande à son épouse (Emmanuelle Parèze) de séduire des femmes afin que, le week-end venu, ils puissent s’adonner à des trios coquins. Chantal Arnaud (blonde aux yeux bleus, cheveux courts, pas mal), aperçue sur une plage normande, sera la « victime » toute désignée. Le film met donc en scène Jacques Insermini, ancien haltérophile et pilote de moto, acteur à la fois « tradi » et X. Beau gabarit « à l’ancienne », ce n'est pas Paul Mirabel, Stanislas Guérini ou autres « épaules de serpent », si vous voyez c’que j’veux dire 😄… En plus de sa femme et de sa « proie », il se tape aussi les deux sœurs jumelles Castel. L’une d’elles lui fait même une gâterie à l’arrière de la voiture conduite par sa sœur lors d’une virée autour de la Tour Eiffel. Pendant ce temps, Parèze s’attèle à pervertir Arnaud dans un parc puis au cinéma pour la préparer au « torride » week-end à trois. Piano jazz et électro humoristique rythment ces gentillets mais quelque peu ennuyeux ébats. Le moins bon des trois, à mon goût.

https://fr.xhamster.com/videos/les-week-ends-d-un-couple-pervers-1976-5908908

Putain, il aura « artillé », Royer, quand même… S’il y avait les « 4 mousquetaires » du X français (Allan, Ceray, Armand, Aveline), lui serait sans problème le cinquième larron de la bande. Mis à part chez Aubin (à confirmer), je l’aurais croisé chez quasiment tous les réalisateurs évoqués jusqu’ici. Le gars est décédé d’un cancer de la prostate (lien de cause à effet ?). Dans ce Fantaisies pour couples, il campe un employé de bureau qui a des infidélités. Mais sa compagne (Danielle Troger) aussi. Il se trouve que le couple se trompe mutuellement chacun et chacune avec les membres… d’un autre couple. Le destin fera en sorte, au gré d’une invitation, de réunir les quatre intéressés en têtes à têtes (puis à queues…), l’occasion de « crever l’abcès » lors de galipettes échangistes. Côté « fantaisies », notre bon Royer est mis à rude épreuve : baise sur le toit d’un immeuble (donc à la vue des résidents des immeubles environnants) et dans des toilettes pour dames, mitoyennes de celles des messieurs, qu’il aura rejoint par la fenêtre. Le film dispose d’un « cachet » Leroi-Lansac, d’une part par l’utilisation de musiques (musette, variété vaguement psyché) déjà entendues chez ces cinéastes et d’autre part par une bribe de message « social », les scènes de sexe et de comédie étant reliées par des commentaires radiophoniques (type météo, horoscope…) sur fond de photos d’un Paris « métro-boulot-dodo ». Ce qui en fait mon préféré de ce triptyque, la présence de Dawn Cumming (mazette, ce regard et ce sourire…) n’y étant pas non plus étrangère.


Le personnage principal (François Lopez) des Perversions d’un couple libéré (ou Parties raides) a un problème : lui est un coureur de jupons invétéré mais sa femme (Chantal Arnaud, toujours) est prude comme pas deux. Heureusement, il va progressivement faire participer son épouse à ses jeux sexuels et l’entrainer vers la quête du plaisir, d’abord avec une prostituée du bois de Boulogne puis avec sa maitresse (l’appétissante Ellen Earl). Les scènes lesbiennes au sauna / salon de massage, sur fond de musique indienne, apportent une touche bienvenue de sensualité. Notre bon vieux Richard (Allan) a encore réussi à se caser pour une partie à trois avec Earl et Arnaud autour de la piscine. Le final est un plaidoyer pour la sexualité de groupe (et la nature) où six protagonistes (Lopez, Arnaud, Earl, Allan et un autre couple) se retrouvent sur la pelouse pour un concert de râles de jouissance. L’amour du couple initial en ressortira renforcé. Elle est pas belle, la vie ?